Dégustation: Pommard

Publié le par Patrick Essa

Château de Pommard 2004 – domaine Giraud : On reconnaît facilement la « touche » de Philippe Charlopin dans ce vin gourmand et généreux qui dispose d’une profonde couleur violacée et d’un nez fruité à souhait. J’aime la texture douce et les arômes de sureau finement fumés. Bonne longueur. Bien +.

 

Pommard 2003 – Domaine Rebourgeon-Mure : L’année a sans aucun doute marqué le vin en lui conférant une couleur sombre et des senteurs confites et légèrement torréfiées. La bouche garde cependant une certaine fraîcheur et les notes « confiturées » sont absentes de ce Pommard franc et bouqueté. Une réussite ! Bien +

 

Pommard 2003 – Domaine Thiebault Huber-Verdereau : On ne joue pas dans la dentelle ici. Il s’agit d’un vin carré et tannique qui ravira les amateurs du cru. Notes fumées, matière imposante et musclée sur une petite sècheresse en finale. Un vin qu’il faudra attendre quelques temps. Bien

 

Pommard 2002 – Domaine Christian Menaut : Christian est un styliste trop méconnu ( mais pas pour longtemps…) et dans ses vignes de Pommard il produit toujours une cuvée digne de tous les éloges. Texture serrée, tanins fins et arômes de mûres et de pruneaux, pour un cru charpenté qui n’est pas sans oublier la délicatesse. Un magnifique Pommard que celui-ci ! Très bien +

 

Pommard 2001 – Domaine Christian Menaut : Le vin est aussi subtil et réussi que le 2002 avec une austérité liée au millésime. Mais l’on retrouve la même qualité de fruit et de matière et une longueur qui devrait réconcilier ceux qui boiront ce vin avec le millésime. Très bien

 

Pommard « Noizons » 2000 – Domaine Jean-Luc Joillot : Voilà un vin svelte et fluide, prêt à boire, qui fleure bon les fruits frais. On aime son grain fin et la douceur de sa trame mais il est évident aussi qu’il manque un peu de fond et de « solide » pour être pleinement abouti. A boire. Assez bien

 

Pommard 2000 – Domaine François Charles : Dans le même registre que le précédent mais avec plus de densité et une allonge supérieure. La qualité des tanins est remarquable et les notes de fraise des bois de la bouche en font un vin séducteur. Bien. Bien

 

Château de Pommard 1999 - Domaine Laplanche : intéressant de comparer les deux « châteaux », celui des Giraud avec le 2004 et celui de Laplanche en 99 avant qu’il ne vende le domaine. Les styles sont diamétralement opposés. On trouvé ici des fruits croquants, moins mûrs qui donnent une certaine rugosité à un ensemble sévère qui demande encore du temps pour se patiner. La bouche est cependant assez dense et racée et l’ensemble ne manque pas de potentiel. Le vieux style ! Assez Bien

 

Pommard 1998 – Domaine Philippe Germain : Voilà un domaine qui suit discrètement la voie de la qualité et qui année après année signe de bien belles bouteilles, franches et spirituelles. Voilà un vin droit et fruité qui ne manque pas de chair et qui sait séduire le palais par des tanins polis et une  matière très équilibrée. Longueur de bon aloi. Bien

 

Pommard « Les Perrières » 1961 Domaine Gaunoux : On termine la série des « villages » par ce vénérable vin de plaine. Celui-ci ne fait pas son âge et cela prouve que les terres des environs du Château ont du potentiel car la parcelle le jouxte. Couleur légère, tuilée mais nez fin très insinuant sur des notes d’écorce d’orange et de griotte mûre. Bouche fluide, délicate, d’impression fondue et presque « sucrée ». Un vin de belle race qui nous a emballé, même s’il n’a pas le feu d’un premier cru. Très bien

 

 

Niveau  « premier cru » :

 

 

 

Pommard premier cru Arvelets  2002 – Domaine Cyrot-Buthiau : Le domaine est le tenant de vins très classiques et droits à la grande pureté de forme. Des crus rubis et généreux qui exalte la finesse et la race de terroirs sans chercher l’extraction. C’et le cas avec cet Arvelet de dentelle, harmonieux et souple qui emporte le palais par des notes de cacao et de fraise des bois. Tanins très élégants et finale rémanente. Superbe ! Très Bien +

 

Pommard premier cru Croix Noires 2002 – Domaine Lucien Boillot : L’exact contraire du précédent. Celui-ci est tout en muscle et en rudesse, il libère des notes de ronce et de tabac blond avant de s’ouvrir sur le réglisse de manière intense. Bouche très racée et concentrée pour ce vin tannique à la capacité de garde fantastique. Longueur imposante. Un grand vin. Très Bien

 

Pommard premier cru La Chanière 1999 – Domaine Cyrot-Buthiau : Ouch…on ne s’en est pas remis tout de suite, tant ce vin nous a livré un message complexe et d’une structure formelle magnifique. Robe rubis, très profonde, nez puissant sur des accents de caroube, de ronce et de prune mûre. Bouche sensuelle et enveloppante qui tapisse le palais en une vraie symphonie d’arômes mûrs et parfaitement frais à la fois. Un vin vraiment à la hauteur de cet immense millésime. La classe ! Excellent

 

Pommard premier cru Grands Epenots 1998 – Domaine Vincent Girardin : La robe trouble et les accents gazeux de la bouche nous ont dérouté au premier abord. Par la suite – et après aération- le vin s’est mieux livré et nous a rappelé que ce secteur engendre toujours de vins charnus et puissants destinés à une garde patiente. Nez sur des senteurs de pruneaux confits, bouche souple et racée possédant des tanins fins et harmonieux. Bonne longueur. Bien +

 

Pommard premier cru Rugiens 1978 – Domaine Parent : On termine par une bouteille d’anthologie avec ce cru à point issu d’une année parfaite qui a magnifié la forme de pinots noirs et qui ressemble au fond assez aux 2005 en fin d’ élevage, mais avec une finesse plus affirmée. Celui-ci n’a pas pris une ride et montre encore une robe insolente de jeunesse et un nez intensément fruité. La bouche est parfaitement fondue et les notes de cerise bigarreaux répondent aux accents ferrugineux et fumés de ce vin de noble race. La longueur est magistrale ! Hors Classe

 

Publié dans Côte de Beaune Rouge

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