Meursault-Genevrières 2008 "Cuvée Baudot" - Hospices de Beaune -

Publié le par Patrick Essa

Elevé par Jean-Marc Pillot

Le cru de Genevrières a sans doute été largement mis en valeur par le domaine des Hospices civils de Beaune. Pendant des décennies il a constitué avec les deux cuvées de Corton et Corton-Charlemagne le sommet qualitatif des vins blancs de cette singulière propriété. Issu de deux parcelles situées dans les parties dîtes Genevrières "du dessus" et "du dessous", cette cuvée est sans aucun doute digne de figurée sur les plus belles tables tant son harmonie est grande.

  Félix Baudot, né en 1796, était un grand collectionneur de tableaux, vitraux, stèles antiques, pièces archéologiques, manuscrits et autographes.  Les vignes sont vieilles, les plus jeunes, représentant 23% de la Cuvée, datent de 1979, les autres de 1944, 1948, 1956 et 1964.

  En 2008 le domaine des Hospices a cependant souffert d'un passage à la culture biodynamique un peu aléatoire et les vignes étaient en certains endroits affectées par l'oïdium, j'étais donc un peu inquiet à l'idée de taster ce vin qui partaient dans la vie avec des raisins de qualités variables. On peut signifier cepedant que le tri et les efforts de vinifications ont largement compensé cet écueil car le vin se montrait d'une impeccable pureté.

  Couleur très claire pour ce vin encore en élevage - tiré du fût donc - qui a toutefois terminé ses fermentations et qui est quasiment prêt à être mis en bouteilles. Le nez est fort agréable et s'exprime sur les fruits blancs et le citron amer de manière intense. La bouche est encore un peu brute mais s'affinera sans doute après la mise sous verre et si le boisé dominant des cuvées 100% fûts neufs l'affecte un peu il n'en dispose pas moins d'une race impressionnante. "Caratère" original centré sur des arômes de poire, de tilleul et de chèvrefeuille combinés, le cru livre une partition vibrante qui trouve un aboutissement aérien dans une longue finale, tendue à souhait. Très bien+.

Style classique

Publié dans Côte de Beaune Blanc

Commenter cet article