Moselle Riesling Auslese: Brauneberger Juffer Sonnenuhr 1994 et 2000 - Fritz Haag

Publié le par Patrick Essa

Bof...
 

 9DAE2_image.jpg     Le hasard des dégustations a fait que j'ai pu degusté ces deux millésimes 94 et 2000 à une semaine d'intervalle. Pourtant je bois fort peu de rieslings mosellans car je n'apprécie en général que modérément leurs équilibres alcool-sucre-acidité. C'est une vision du blanc qui m'est très éloignée car j'ai toujours un peu l'impression de découvrir des "limonades alcoolisées". Certes le riesling trace et imprime les vins de son tranchant et de sa pureté mais il lui manque trop souvent la profondeur des meilleurs alsaciens car les milieux de bouche sont fort souvent "doucereux".
   Le cru est situé sur des pentes vertigineuses et est entièrement cultivé au treuil et à la main. Cette viticulture difficile génère des rendements mesurés qui permettent de capter de jolis degrés naturels en marquant le cru du côté d'une texture serrée et enveloppante. Partiellement élevé en fûts aux côtés d'une proportion de cuve inox,le viticulteur cherche un fruité sain et éclatant sans la moindre trace oxydative. Son équilibre peu commun inclu 7 degrés d'alcool constitués pour 100 g de sucres résiduels au bas mot. Nous avons donc à faire à un vin doux de type " demi sec ". L'acidité coupante du riesling équilibre le tout et rend le vin frais et assez avenant, le problème c'est qu'il est assez difficile de placer ce flacon à table.
   Le 1994 est un vin doux et pur qui embaume la naphte. Sa couleur très jeune introduit un nez classique de riesling à maturité: iode et pétrole mêlés. La bouche est assez suave grâce au sucre saillant mais le CO2 perlant et l'acidité très élevée lui procure une réelle fraîcheur juvénile.2000 lui ressemble avec moins de sucre et une allure plus svelte mais également moins de concentration et d'allonge. Deux vins parfumés, peu alcoolisés, sucrés et sans véritable race associée au terroir hélas. Bons mais pas vibrants. Assez Bien

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